« La Bataille de Gaulle – J’écris ton nom » : ce que raconte le second volet du diptyque
Publié le : 03/07/2026
Sorti le 26 juin 2026 – une semaine plus tôt que prévu – La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom conclut le diptyque d’Antonin Baudry consacré au général de Gaulle. Là où le premier volet racontait les débuts chaotiques de la France libre, ce second film couvre les années 1943 et 1944, jusqu’à la libération de Paris.
Un titre chargé de sens
Le sous-titre J’écris ton nom est une référence directe au poème Liberté de Paul Éluard, écrit en 1942 et devenu l’un des textes emblématiques de la Résistance française.
Ce que raconte le film
Là où le premier volet couvrait la période allant de la débâcle de mai 1940 à l’assassinat de l’amiral François Darlan en décembre 1942, J’écris ton nom prend le relais à partir de janvier 1943. Le film s’ouvre dans le désert de Fezzan, en Libye, et suit simultanément plusieurs théâtres : Paris, Lyon, Alger, Washington et la Normandie.
Le récit s’intéresse au travail de l’ombre de Jean Moulin pour fédérer les forces de la Résistance, à la campagne africaine du général Leclerc, et aux revers de la diplomatie à Londres et à Alger. Au cœur du film, le face-à-face entre de Gaulle et Roosevelt : l’administration américaine, convaincue que la France n’a plus sa place dans le futur ordre mondial, tente d’écarter le général des grandes décisions alliées. Un angle qui tranche avec les représentations habituelles du cinéma de guerre.
Le casting du second volet
Simon Abkarian (Charles de Gaulle), Niels Schneider (le général Leclerc), Thierry Lhermitte (le général Giraud), Anamaria Vartolomei (Livia), Simon Russell Beale (Winston Churchill), Campbell Scott (Franklin Roosevelt) et Félix Kysyl (Jean Moulin) composent le cœur d’une distribution que les critiques saluent unanimement.
Simon Abkarian incarne un de Gaulle tantôt combattif, tantôt hésitant. Félix Kysyl donne magnifiquement vie à Jean Moulin, tandis que Thierry Lhermitte personnifie avec brio le très guindé et parfois grotesque Henri Giraud.
Un film jugé supérieur au premier volet
L’accueil critique est nettement plus favorable que pour L’Âge de fer. Le film offre une représentation lisible des événements, notamment en ce qui concerne l’attitude ambivalente de l’administration Roosevelt, une première dans le cinéma français sur ce sujet.
Quelques réserves sont toutefois soulevées. Les soldats africains, qui se battent aux côtés du général Leclerc sur différents fronts, restent des personnages sans voix, réduits à des rôles de figurants. Certains critiques notent également que la complexité des enjeux géopolitiques est parfois sacrifiée au profit du rythme narratif.